Inspiration et astuces

Ça a failli être Madam Bovary ou Het Bakkanon

15 mars 2020

Laura Verhulst est désormais connue de tous sous le nom de Madam Bakster, la femme qui se cache derrière de succulents gâteaux, sans sucre raffiné, sans produits d’origine animale, ni arômes artificiels ou conservateurs.

Light Laura

« À quinze ans, j’ai perdu 25 kg. J’avais une relation perturbée avec la nourriture. Je me sentais coupable après un repas au restaurant et quand la balance m’indiquait que j’avais pris un kilo.

Je n’hésitais jamais à sauter le petit-déjeuner du lendemain. Après m’être bagarrée avec moi-même pendant des années avec elle, je me suis rendu compte que beaucoup de gens avaient une relation troublée avec l’alimentation. Et ce d’autant plus quand il s’agit de dessert. Beaucoup ressentent un sentiment de culpabilité après avoir mangé un morceau de gâteau par exemple. Je trouvais ça dommage. Parce que les desserts représentent une part importante de notre vie sociale. Les bannir de notre vie n’est pas une solution. »

Des hauts et des bas

« J’ai cherché comment confectionner des desserts sains, mais qui restent savoureux. J’ai remplacé les calories vides de la pâtisserie classique, comme la farine, le beurre et le sucre, par des alternatives plus saines et plus naturelles, et c’est comme ça que tout a commencé. Il y a eu des hauts et des bas. Au début, les trois quarts de mes expériences se passaient mal. Depuis, je les réussis presque toutes. À partir du mois prochain, il y aura non seulement des gâteaux, mais également du pain et du chocolat. J’aimerais aussi avoir mon propre atelier. Pour le moment, je  cuisine encore à petite échelle à la maison. »

Pas de ‘Bakkanon’

« J’aime passer mon temps dans la cuisine. Tout le monde m’appelle la ‘bak-ster’ (la ‘star de la pâtisserie’, mais aussi la ‘pâtissière’ – ndlr). De plus, mes actuels voisins sont pâtissiers. Quand je vais les voir, je dis toujours « Je vais chez la bakster » (la pâtissière), vu qu’il s’agit d’une femme.

«Au début, les trois quarts de mes expériences se passaient mal.»

Lors d’un brainstorming à propos du nom de mon propre projet, ce nom est donc ressorti. Il y avait aussi deux autres options, Madam Bovary, et Het Bakkanon. On a également discuté de la manière d’écrire Madam(e), mais on a tranché en faveur de la version sans ‘e’. J’aime son caractère flamand. »

Le conseil de Laura 

« Osez franchir le pas, et devenez entrepreneur. Il y a encore beaucoup de réticence en Flandres, une crainte de l’incertitude, mais ça ne sert à rien. J’ai constaté qu’il faut parfois oser sauter pour apprendre. Avec une bonne idée pour laquelle un marché existe, on y arrive. Essayez de limiter les risques au démarrage, et accordez-vous le temps de grandir en tant qu’entrepreneur, d’adapter votre produit jusqu’à ce qu’il réponde entièrement à la demande du marché. »