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Que fait-on de ses comptes de médias sociaux après sa mort ?

02 novembre 2021

Saviez-vous que Marilyn Monroe a plus de 245 000 followers sur Twitter ? Et que la diva du cinéma - qui est bel et bien morte en 1962 - tweete tous les quelques jours sur son compte officiellement vérifié ? Saviez-vous que les superstars Michael Jackson et Prince ont toujours des comptes Instagram très actifs, même des années après leur mort ?

Bien sûr, ils ne les ont jamais entretenus eux-mêmes et les personnes qui s'en occupaient avant leur mort ont probablement continué à le faire pour faire tourner la machine du marketing. Mais peut-être vous est-il également arrivé que Facebook vous suggère une amitié de quelqu'un qui est décédé. Cela donne aux suggestions de Facebook, qui sont de toute façon souvent farfelues, un côté plus sombre. Cela nous a amenés à nous poser la question suivante : "Qu'advient-il de vos comptes en ligne et de vos noms de domaine après votre décès ?"

Comptes "In memoriam" sur Facebook et Instagram

Sur Facebook et Instagram, il existe trois possibilités:

  • Votre compte devient une page "In Memoriam",
  • Votre compte est supprimé,
  • Votre compte continue d'exister sans aucune modification.

Sur Facebook, les comptes de personnes décédées peuvent devenir des comptes "In Memoriam". Cela suppose que vous choisissiez un contact qui puisse demander ce statut pour votre page après votre départ. Facebook vous explique comment nommer un tel contact.

Une page "In Memoriam" sécurise également votre compte. Une fois le statut donné, personne ne peut plus se connecter à votre compte, pas même le contact désigné. Votre contact désigné ne peut pas lire vos messages, ne peut pas supprimer ou ajouter des amis, la seule chose qu'il peut faire est changer votre photo de profil et votre en-tête... et de demander la suppression de votre compte.

Instagram dispose d'une page spéciale destinée à signaler les comptes de personnes décédées. Après avoir rempli le formulaire, Instagram transforme le compte de la personne décédée en une page "In Memoriam". Pour ce faire, vous devez fournir une preuve du décès ainsi que quelques informations personnelles. En utilisant la même méthode, vos parents proches peuvent également faire supprimer le compte.

À ce stade, personne ne peut modifier le compte, et la possibilité de laisser des "likes", des tags ou des messages disparaît également. Personne ne peut non plus commencer à suivre le compte. Mais les photos que vous avez partagées de votre vivant restent visibles pour vos amis.

Sur Twitter, les règles semblent être un peu plus souples. Sur leur page d'assistance, on peut lire ceci : "Lorsqu'un utilisateur de Twitter décède, nous pouvons travailler avec la personne mandatée pour s'occuper de son héritage, ou avec un membre de la famille vérifié, pour désactiver le compte en question. Travailler avec une personne mandatée... On a l'impression que votre compte continue d'exister quand même.

 

Le réseau-zombie

Cependant, il semble que seule une très petite quantité de personnes utilise actuellement les options offertes par Facebook, Twitter, Instagram, etc. et que la plupart des comptes continuent simplement d'exister. Ceci est bien sûr très compréhensible, car à l'exception des influenceurs, vous n'êtes probablement pas préoccupé par vos médias sociaux au point de vous empêcher de dormir la nuit pour savoir ce qu'il leur arriverait après votre mort. Ce sont des choses dont il faut se préoccuper plus tard, ou même de préférence, entièrement le problème de quelqu'un d'autre.

La conséquence logique, cependant, est que l'on estime qu'aujourd'hui déjà, il y a environ 10 à 30 millions d'utilisateurs morts sur Facebook. Bien sûr, cela ne représente même pas 1 % de tous les comptes Facebook, donc ça ne semble pas grand chose, mais à long terme, par pure logique mathématique, il arrivera un jour où il y aura plus de comptes de morts que de vivants sur Facebook. Sauf, bien sûr, si nous commençons à désigner des contacts en masse.

Qu'advient-il de votre nom de domaine ?

On observe la même attitude lorsqu'il s'agit des noms de domaine. “Les gens n'adaptent pas l'email d'un membre de la famille décédé après sa mort, il est simplement mise hors ligne au bout d'un certain temps", explique Peter Vergote, notre Legal & Corporate Manager. “Cela signifie que personne ne peut même demander un code de transfert, ce qui rend très difficile le transfert du nom de domaine et des informations qu'il peut contenir".

Que faire alors avec le nom de domaine d'une personne décédée ? “Lorsque le nom de domaine est enregistré au nom d'une entité juridique, comme une association ou une société, il n'y a normalement rien à faire", explique Peter. “Sauf peut-être adapter le nom de la personne de contact, si elle est décédée”.

La situation est différente de celle d'un rachat ou d'une faillite. Dans ces cas-là, c'est le repreneur ou le curateur qui est responsable du nom de domaine. Un document du curateur ou un document officiel qui confirme la reprise suffit pour transférer la responsabilité.

Lorsqu'un nom de domaine .be est enregistré au nom d'une personne décédée, ce sont les proches qui doivent décider ce qu'il advient du nom.

  • S'il s'agit d'un nom de domaine personnel (par exemple prénom - nom de famille.be) qui ne doit pas rester actif, les proches doivent s'adresser à l'agent d'enregistrement.
  • Si le souhait est de permettre au nom de domaine de continuer à exister, et de le transférer à un proche, la personne en question doit rentrer en contact avec DNS Belgium et présenter une preuve de décès dans laquelle le nom du défunt ainsi que le nom de la personne qui reprend le nom de domaine sont mentionnés.

Le coffre-fort numérique

Dans notre société numérique, notre vie en ligne consiste de bien plus que des réseaux sociaux et des sites web. Nous avons de plus en plus de données numériques, de documents officiels ou de comptes auprès d’institutions gouvernementales, magasins en ligne, organisations... Qui peut-y avoir accès après votre trépas ?

Plus de 56.000 Belges ont déjà un coffre-fort numérique auprès d’une notaire. C’est une façon de gérer votre héritage numérique. Dans ce genre de coffre-fort, vous pouvez mettre des documents officiels, mais aussi des mots de passe ou des comptes en ligne. Et vous seul décidez qui y a accès.

En plus, un coffre-fort numérique est entièrement gratuit. Et comme les serveurs de ce coffre-fort se trouvent sur le territoire belge, ils sont protégés par les lois belges sur la vie privée.

Pour toute question concernant votre nom de domaine, vous pouvez toujours vous rendre sur notre page de contact ou vous adresser à notre service support.